
Je suis en train de me dire que
Cela ne se serait jamais passé si Tu n’étais pas venu voir ma fiche ce lundi soir de mai 2006.
Cela ne serait pas arrivé si Tu t’étais inscrit rien qu’une semaine plus tard sur Meetic, en mai 2006.
Cela aurait été un autre appartement si je n’y étais pas allée à l’instint pour celui-ci, en avril 2006.
Cela n’aurait pas été pareil si j’avais su que le mur de la cuisine était porteur, en avril 2006.
Cela ne serait pas déclenché à ce moment si B. ne m’avait pas menti ce matin de mars 2006.
Cela n’aurait pas été possible si mon Grand-Père n’était pas parti, en 2005.
Cela ne serait pas arrivé si le CDD n’était resté qu’un CDD, en 2003.
Cela ne serait pas arrivé si je n’étais pas tombée sur cette annonce pour ce CDD, fin 2002.
Cela se serait passé autrement si j’avais été embauchée à Carré Noir, à l’été 2002.
Cela aurait été différent si je n’avais pas suivi B. en BTS industrie laitière, en 1998.
Cela aurait été différent si B. avait eu son BAC du premier coup, en 1997.
Cela aurait été différent si j’étais allée dans une section plus générale en seconde, en 1995.
Cela aurait été autrement si nous n’avions pas vendu la belle maison de la rue des Clématites, en 1990.
Et ainsi de suite (avant, je contrôlais encore un peu moins !)
Je suis en train de me dire que
C’est tout cela qui fait une vie ; la destinée d’une personne. Il y a des bons et des mauvais moments, qui auraient pu, ou dû arriver…, ou pas…
C’est ma vie.
Et elle n’est pas finie.
J’ai l’impression de vivre le début d’un tout nouveau chapitre de celle-ci en ce moment même – J’ai 26 ans…
Cela a commencé quand on m’a demandé de prendre un nouveau poste dans la belle usine du Sud-Ouest, en 2004. Les pensées se sont alors agitées dans ma tête (éloignement, inconnue, confusion, métier, changement, adaptation).
Puis il y a eu le déménagement, l’installation, les nouvelles connaissances, les remises à zéro, les difficultés de couple, les mensonges, la séparation, la tristesse, la fierté, la reprise de soi, la vie pas si mal de célibataire, quelques soirées sur Internet, les visites d’appartements, l’existence des « grands » chez courtier, banquier, notaire et autre agence immobilière, puis la signature d’une promesse de vente, et bientôt de l’acte.
Bref, en l’espace de huit mois, j’ai perdu mon Grand-Père adorateur, j’ai conservé mon enviable cercle d’amis, j’ai retrouvé une complice perdue, l’ancestrale Moumoune s’en est allée, j'ai tourné la page sur huit ans de ma vie, je vais être heureuse propriétaire, l’éloignement m’a rapproché de mes parents, et enfin, je me plais à respirer aux côtés de quelqu’Un d’autre.
C’est ma vie.
Et elle n’est pas finie.
Bienvenue à ma nouvelle vie alors !..
3 commentaires:
Cela aurait été différent dans ma vie d'aujourd'hui, si je ne t'avais pas connu...un nouveau chapitre dans ta vie, mais pas une nouvelle vie, c'est la vie, le destin est là et te porte...laisses toi porter ca te va si bien.Gros poutous.
On apprécie le fait que tu ais décidé, assumé, assuré et osé.
Surtout Papa qui a toujours envie que le monde bouge et craint, pour nous, pour toi et ton frère, la lassitude.
C'est vrai qu'il y a eu beaucoup de mouvements et d'évênements marquants en un temps relativement court et ce n'est pas fini apparemment.
Ne pas confondre destin et fatalité. Il y a toujours un choix à faire pour décider de son destin et c'est ce que tu as fait. Il n'y a pas toujours des décisions faciles : celle prise pour Ben notamment.
Il faut être acteur de sa vie.
Salut ma belle...
C'était pas plutôt en 2004 la proposition pour le poste dans le sud Ouest...étant donné que je t'ai connu en 2003!Poutous tout plein.
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